
Manëare !
Ca faisait bien longtemps que je ne m'étais pas amusée à écrire une épopée,
beaucoup trop longtemps à mon goût ! Alors il est grand temps pour moi de me rattraper !
/!\ IMPORTANT /!\
Avertissement avant lecture : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Il est à consommer avec modération.
Ceux pour qui l'alcool est un sujet sensible, il vous est encore possible de lire une épopée sur un autre thème.
Pour les autres, je vous souhaite une bonne (et longue ?) lecture ! ^-^
✯ Mission de Classe S ✯
Hydromels d'automne
Il faisait déjà bien noir dehors alors qu’il était encore tôt : l’automne était bel et bien là, avec ses couleurs chatoyantes et son temps maussade. Angerona jeta un coup d’œil à l’horloge : il fallait qu’elle se prépare. Elle fila face à sa garde-robe : il lui fallait une tenue de circonstance pour la mise en service des nouveaux hydromels arrivés deux jours auparavant. Après avoir retourné environ la moitié de son armoire, elle finit par trouver une tenue adéquate : elle quitta donc son pull confortable pour une robe dans des tons de saison, des bottines marrons et une sa petite ceinture de tavernière. Elle releva ses cheveux en chignon pour ne pas être gênée durant son service, enfila une cape jaune – c’est l’automne pardi ! – et prit son ombrelle pour éviter que des feuilles tombant des arbres ne viennent se glisser dans ses cheveux savamment coiffés.
Avant de se rendre à sa taverne bien-aimée, la chimère devait se rendre chez Purreru pour son goinfre de familier. Lorsqu’elle sortit, la jeune femme sentit de suite que les températures avaient chuté. Mais l’arrivée du froid ne la dérangeait pas le moins du monde : ce n’est pas comme si elle avait passé une partie de sa vie dans une contrée enneigée et dans un palais de glace, voyons ! Elle dépensa donc ses précieux Maanas en Candy Cane qu’elle fourra dans sa besace : il fallait juste qu’elle y pense après son service !
Rona arriva enfin à la Taverne, étonnamment calme. C’était sûr : elle était la première sur les lieux. Elle passa derrière le bar et se prépara un lait de moogliz avec quelques cirses cacaotées dedans, son petit péché mignon par ce temps-là. Elle se rendit au Scriptorium pour y déposer sa cape, son ombrelle et sa besace puis elle s’installa au bureau pour consulter l’inventaire. Alors qu’elle était concentrée dans ses comptes, un bruit sourd retentit. A en juger par le pas, c’était forcément une des deux têtes de citrouille.
— Pas possible… Si glacial…
Râlage sur la fraîcheur de la température, indélicatesse à l’entrée : cela ne pouvait être que Flaky, petit lanternier orange de son état. Non, il ne se déplaçait jamais sans sa lanterne parce qu’il n’aimait ni le noir ni le froid. Ironique pour une citrouille sur pattes, n’est-ce pas ? Et si vous le provoquiez trop, la lanterne finissait souvent sur ou dans votre tête. A bon entendeur.
La citrouille orange entra sans ménagement dans le Scriptorium tout en marmonnant.
— B’jour…
— Bonjour, Flaky. Toujours de bonne humeur à ce que je vois.
— Il fait tout noir et tout glacé dehors !
— Flaky, rappelle-moi d’où tu viens, au juste.
— De la contrée d’Halloween, marmonna-t-il.
— D’accord. Et là-bas, il y a du soleil et des plages à perte de vue, c’est bien ça ?
Pour toute réponse, la citrouille à lanterne ressortit de la pièce en râlant tellement que Karuto aurait pu être jaloux.
— Si tu pouvais te servir de ta motivation à la préparation du bar plutôt qu’à la création de jurons, ça m’arrangerait…
La jeune femme à la chevelure bleue termina son inventaire en riant et partit préparer la salle. Asïol et Stingy arrivèrent et l’aidèrent rapidement. La salle était à peine prête que les premiers soldats de la Garde au Rubis arrivèrent. Ils firent tellement de bruit que Stingy donna un coup d’épée dans un plateau alors qu’il faisait une démonstration de l’une de ses nouvelles techniques à Flaky. Décidément, Rona se disait qu’elles auraient vraiment dû réfléchir avant de les garder ici, ces deux-là. Laissant les deux citrouilles ambulantes à leurs bêtises, Rona accueillit à bras ouverts les arrivants. La Taverne se remplit bien vite et Angerona dépliait d’une main experte les nouvelles cartes automnales : des hydromels à la noisette glacée, à la citrouille des sables, au gingembre volant… Tant de nouveautés ne pouvaient qu’attirer les foules !
La soirée se passait au rythme des jeux de cartes et des dégustations. On entendait les dés rouler sur les tables, les chopes frappées à pleine puissance pour être à nouveau remplies, les rires et les chants : en clair, un joyeux brouhaha animait le bon vieux repère des membres de l’Obsidienne. Et alors que Rona écoutait Serenata exprimer sa nostalgie quant à l’absence du sphinx depuis deux ou trois ans – l’hydromel lui donnait un doute –, la jeune chimère s’étrangla avec sa salive. Le beau Nunui venait de faire son entrée dans la Taverne. Asïol et Serenata suivirent le regard éberlué de leur amie et s’étonnèrent.
— Il n’est pas censé être en mission, lui ?
— Il faut croire qu’il a déjà fini…
Le beau brun posa son regard bleu acier vers elle et un frisson la parcourut aussitôt. Il avança nonchalamment vers le bar, non sans lancer quelques sourires par-ci, par-là, à quelques stupides et insupportables groupies… Quelques Obsidiennes fort admiratives de ses charmes. Bon, c’était sûr : pour survivre à cette soirée, il faudrait à Rona plus que du lait de moogliz.
Il la salua presque froidement – il faisait toujours ça, le bougre ! – et lui commanda une chope d’hydromel au sable des citrouilles… Non, à la citrouille des sables ! Décidément, il la perturbait de plus en plus, c’était affolant. Elle lui servit son verre rapidement dans le but de se défiler. Mais elle n’y parvint guère longtemps : comme s’il sentait son malaise, il s’amusa à lui payer une ou deux chopes et à lui parler de tout de rien. Elle n’en avait pas retenu le quart, trop occupée qu’elle était à se perdre dans ce regard hypnotisant.
Alors qu’elle finissait sa seconde chope, une des admiratrices un peu trop admiratives de Nunui vint le chercher pour le forcer à venir à leur table.
— Navré, chère Tavernière, mais le devoir m’appelle !
Pour cacher son agacement et ses joues rouges, Rona se servit une nouvelle chope qu’elle but d’une traite sous les yeux ahuris de ses amies. Elle se demandait si elle ne pouvait pas trouver un prétexte pour refuser l’entrée à ces espèces de sucettes collantes ! Et lui qui ne faisait rien pour les calmer… Qu’est-ce que ça pouvait l’agacer ! Il fallait toujours que ce soit comme ça : avec elle, il était souvent distant, ironique, alors que ces espèces de harpies avaient droit à tous ses sourires, toute sa bonne humeur.
— Rona, l’appela Asïol, tu devrais te calmer avec les chopes…
Mais elle n’entendit pas : obsédée par son beau brun, elle vida plusieurs verres sans même s’en rendre compte. Quelque peu éméchée, la Tavernière partit dans un fou rire et se mit à danser et sautiller ridiculement derrière le bar. Plus rien ne l’atteignait : ni les regards inquiets de ses amies, ni les rires moqueurs des pimbêches, ni le beau et infernal et distrayant Nunui. Elle but encore une chope et partit rejoindre un groupe d’Obsidiens et d’Obsidiennes aussi enivrés qu’elle.
Et alors qu’elle se dandinait ridiculement sous les acclamations de ses camarades bien pintés, elle se prit les pieds dans un tabouret et tomba à la renverse dans un fou rire. Sa tête heurta le plancher, mais elle ne le sentit même pas. On l’aida à se relever alors qu’elle était toujours hilare. Une main vint lui mettre une tape sur la tête et la voix réprobatrice de Sere gronda.
— Imbécile, elle vient de se cogner la tête !
— Oh ça va, râla Nunui, elle en rigole encore, c’est qu’elle n’a rien senti.
Le dit imbécile, sur ordre d’une Asïol désespérée de devoir assurer seule la fermeture, escorta la chimère jusqu’à sa chambre alors qu’elle se plaignait de ne pas avoir d’eau dans sa propre Taverne tout le long du chemin. Tout le long.
Quel ne fut pas son soulagement lorsqu’il déposa enfin la jeune femme sur son lit. A peine couchée, elle s’écroula sans grâce dans les bras de Morphée. A force d'avoir fait tout et n'importe quoi, il ne restait rien de l'élégance de son maquillage ou de sa coiffure : son chignon était ruiné, son bijou de tête pendait lamentablement le long de sa figure. Amusé, Nunui replaça doucement une mèche de cheveux bleus emmêlée à la chaîne qui lui barraient le visage. Il l’observa avant de se reprendre.
— Raaaaah, tu m’énerves, Rona, s’agaça-t-il en sortant de la chambre.
Le lendemain, la jeune femme s’éveilla avec un vilain mal de tête, conséquence d’une soirée mouvementée et d’une rencontre importune avec du parquet sauvage. Alors qu’elle essayait de rassembler péniblement ses souvenirs, les grognements d’un Owlett mécontent se firent entendre : lui n’avait ABSOLUMENT PAS perdu la mémoire…
— Accorde-moi le droit de souffrir pendant une heure ou deux, et je vais te chercher tes Candy Cane…
Décidément, c’était bien dangereux d’être une Tavernière !
Les Comm's - Partie 1
Castor
Une chaleur suffocante : j'ai bien aimé ton épopée. Je me suis complètement laissée berner par le personnage de la déesse, bravo à toi !Serenata
Test d'aptitude : mais quelle tortionnaire notre Sere ! XD J'ai bien rigolé en te lisant, je voyais tellement les scènes :')Florianne
Le Sacrifice Blanc : j'aurais peut-être dû être plus attentive à la petite mention SPOILER FIN DE TO XDDD Mais ce n'est pas grave, j'ai beaucoup aimé ton texte, il est bien écrit. Et quelle tristesse pour Valkyon...Asïol
Mes vacances pour des puko ! : je suis frustrée, Asï ! Et ce n'est pas la première fois que tu fais ce coup-là en plus ! Je veux une suite à cette histoire, moi !
Que vos lames vous guident.

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@Asïol
Dernière modification par Darknea (Le 04-11-2023 à 01h01)






























































:rolleyes: