
Vous retrouverez ici le récap de la création du préquel au fils des évents de la section

Eldarya est un univers riche mais aussi plein de mystère. Et si on s'intéressait au tout début ?
Juste après le Sacrifice Bleu, les Faeries découvrent un nouveau monde, avec une faune et une flore nouvelles. Quel pourrait être les crushs de ce préquel ?
Pour rappel : De nombreux monuments terriens se sont retrouvés à Eldarya comme la bibliothèque d'Alexandrie, la tour de Babylone et l'Atlantide. Le Grand Exil commença au 16ème siècle environ.
Vous trouverez de plus amples infos ici.

Fiche
Nom : Belladonna
Prénom : Celia
Sexe : Féminin
Age : La trentaine en apparence
Anniversaire : 7 Avril (Bélier)
Race : Amazone
Couleur de la peau : Mâte avec des sous-tons bleus
Morphologie : Élancée et athlétique
Taille : 1m85
Poids : 71,6 kg
Couleur des yeux : Bleu foncé
Forme des yeux : En amande, mais petits et fins
Couleur des cheveux : Aubrun foncé
Coupe de cheveux :
Particularités physiques (tâche de rousseurs, cicatrice, blessures autre etc.) : Un tatouage jaune/doré autour de sa poitrine, rappelant sa race
+ cicatrices sur le corps dont la plus importante est sur le flanc gauche.
Métier: Ancienne guerrière devenue directrice d'un orphelinat.
Famille : Célia est proche de sa famille, sa mère est toujours vivante et elle a une petite sœur avec qui elle s’entend très bien. En tant qu’Amazone, elle ne connaît pas son père et il parait qu’elle aurait un frère mais ne l’a jamais rencontré.
Célibataire, elle a quelques exs mais n’a jamais eut de relation très sérieuse.
Couleurs préférées: Jaune
Magie: Aucune mais sait faire sourire les enfants
Qualités : Protectrice, Juste
Défaut : Maladresse sociale (dans le sens où les Amazones ne sont composés que de femmes et de ce fait, Célia ne sais pas si élever un garçon est similaire à une fille. Mais elle essaie pour ses petits.)
Style vestimentaire : elle s'habille de façon simple, avec des couleurs majoritairement neutres, a l'exception de quelques touches de jaune! Pantalons et tunique en lin sont ses meilleurs amis et sont bien plus que pratiques lorsqu'on est entouré d'enfants.
Elle se permet tout de même quelques accessoires moins discrets pour égayer des journées et celle des orphelins.
Familier : Chimori
Celia a initialement utilisé l'oeuf comme veilleuse pour les plus jeunes sans forcément savoir que c'était un oeuf de familier. Celui-ci a ensuite éclos quelques temps plus tard, baigné par les rêves des enfants. (par Rashkela)
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Sarahloubard
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Par Saraloubard
Souvenirs
Par Shimy54
Une étrange petite veilleuse
Le silence régnait dans l'orphelinat. Le soleil s'était couché il y a peu à l'horizon, plongeant les environs dans une pénombre partielle, simplement éclairé par les pâles rayons lunaire filtrant à travers les fenêtres aux rideaux légèrement tirés. Aujourd'hui encore, elle avait passé sa journée à s'occuper des enfants avec les autres travailleurs à l'orphelinat. Elle avait fait un peu de paperasse administrative également - rôle de directrice oblige - et discuter avec quelques Purrekos marchands par rapport à des fournitures diverses et variées pour l'établissement.
Elle passait dans les couloirs silencieux, restant à l'écoute des bruits qu'elle pouvait entendre venant des chambres des enfants. Tout était calme, le silence simplement brisé par les légers bruits de draps de certains enfants bougeant un peu dans leur sommeil, ou de légers murmures dans les chambres où - elle le savait - certains marmonnaient dans leur sommeil. Cependant, ce fût devant la porte de la dernière chambre qu'un léger bruit fit s'arrêter Celia.
C'était la chambre des plus petits, à peine âgés de 2 ans pour les plus vieux de la chambrée... Un léger craquellement.
Intriguée, la jeune femme poussa doucement la porte de la chambre, sans faire de bruit pour ne pas réveiller les petits marmots qui s'étaient - enfin - tous endormis dans la pièce. Au centre de cette dernière, la petite veilleuse bleu-violet tacheté que Celia avait trouvé il y a peu semblait trembler.
Approchant avec un froncement de sourcils - qui trahissait son questionnement par rapport au tremblement de la veilleuse que les petits adoraient tant - Celia finit par distinguer quelques fissures sur la surface de cette dernière. Quel ne fût donc pas sa surprise de voir, quelques instants plus tard, une petite patte recouverte de fourrure achevait de briser la coquille extérieure de sa "veilleuse" ?
Enfin, pouvait-on toujours appeler ça une veilleuse quand il s'agissait en fait d'un œuf de familier ? Celia n'en avait jamais eu un avant et n'avait jamais fait trop attention aux œufs de ces derniers... Aussi cela expliquait-il pourquoi elle avait confondu l'œuf émettant une faible lueur à la nuit tombée pour une veilleuse...
Mais qu'allait-elle donc faire avec un Chimori désormais ? Lui aussi se retrouvait finalement orphelin... Après tout, lorsqu'elle avait trouvé son œuf, il était seul et sans aucun autre familier autour, sinon elle l'aurait remarqué.
Mais l'orphelinat qu'elle dirigeait était un endroit pour les Faerys, non les familiers...
Ce fût sur cette réflexion que le choix de la jeune femme se fit. Si le petit Chimori n'avait pas de parents, Celia allait prendre le rôle de mère et adopter le petit familier mauve.Tatouage et bénédiction
Le souvenir qui remontait à l'esprit de la directrice de l'orphelinat aujourd'hui était assez particulier. Il remontait à il y a longtemps. Très longtemps.
C'était un souvenir avec sa mère, alors qu'elle l'habillait pour sortir avec sa sœur quand elles étaient encore toutes petites.
Alors qu'elle passait sa main sur son ventre, elle sentait le léger relief du tatouage dans sa peau, couvrant le haut de sa poitrine et se terminant en pointe sur son ventre.
"- C'est la bénédiction de notre déesse ma chérie.
- Notre déesse ? Artémis"
Elle se souvenait qu'elle avait été assez confuse à cet instant par rapport aux paroles de sa mère. Pourquoi Artémis leur avait-elle donné ce signe si distinctif ? Elle savait que les récits disaient déjà qu'elle était à l'origine du fait qu'il n'y ait pas d'hommes Amazones. Les femmes Amazones accouchant ne donnaient que des femmes, parfois quelques hommes mais ils étaient de la race du père et non Amazone.
"- Cette marque symbolise son arc et la flèche qu'elle tire. C'est l'arme de notre déesse et celle que nous apprenons toutes à manier."
En parlant, elle avait désigné tout d'abord le haut de sa poitrine où se trouvait "l'arc" puis la ligne sur son ventre qui désignait la flèche tirée.
"-Artémis était une chasseuse, une guerrière mais aussi une protectrice. Quand elle nous a béni en nous offrant son savoir et sa puissance, elle nous a fait don de cette marque qui nous rappelle que nous sommes toutes les filles de Artémis. Nous devons suivre la voie que nous destine l'univers tout comme la flèche tirée suit sa route."
Le souvenir s'acheva alors que Celia revenait au moment présent, caressant doucement la fourrure de son Chimori, qui avait éclos il y a peu. Un léger sourire ornait les lèvres de l'Amazone alors que son regard dérivait vers la fenêtre de son bureau, où elle voyait le soleil se couchait à l'horizon.
Elle chérissait chacun des souvenirs qu'elle avait avec sa famille, même si elle avait décidé de les quitter pour reprendre cet orphelinat et aider les enfants. C'était la voie le destin avait choisi pour elle et qu'elle avait suivi, la flèche tirée par Artémis.De nouveaux voisins
Les animaux terrestres, Célia ne les avait que peu connu. Elle était encore assez jeune lors du Sacrifice Bleu qui avait mené à l'exode massive des Faerys sur Eldarya. Elle se souvenait avoir déjà croisé des lièvres, des biches et des cerfs et même un ours sortant de son hibernation à un moment !
Pour le reste, elle connaissait surtout ce que sa mère et ses tantes lui avaient racontés après son arrivée sur Eldarya. Elles lui parlaient d'animaux appelés "loups" qui ressemblaient à des Loups-Garous transformés mais de la taille d'un de leurs jeunes. La petite Amazone avait du mal à s'imaginer cela, puis l'isolement de son peuple à vivre dans une forêt reculée n'aidait pas vraiment pouvoir avoir une idée claire de ce à quoi pouvait bien ressembler un Loup-Garou.
Mais elle faisait des efforts pour imaginer.
Puis quelques semaines après cette fameuse discussion sur les loups, alors qu'elle apprenait les techniques de sa mère et ses tantes pour repérer des traces et suivre un animal, elle vit un animal étrange qu'elle n'avait jamais vu.
Quatre pattes. Un pelage gris. Et des feuilles semblant pousser sur l'encolure de la créature.
Un Minaloo.
Elle, s'était figée, surprise, en observant le familier qui passait tranquillement, reniflant un peu le sol en recherche de nourriture, avant de repartir plus loin, disparaissant dans les fourrés.
L'une de ses tantes l'accompagnant était restée tout aussi immobile en attendant que l'animal ne disparaisse.
Lorsqu'il était enfin assez loin pour que le léger bruit de ses pas ne soient plus qu'un souvenir remplacé par le bruissement léger des feuilles au vent, Amasi s'était tournée vers Célia.
"- Tu te souviens de ce que je te disais sur les Loups-Garous et les loups de l'Ancien Monde avec tes tantes ? Eh bien, enlève les feuilles et ça ressemblait un peu à l'animal qu'on vient de voir, avec un museau un peu plus pointu."
Et voici comment, pendant des années, avant de rencontrer de véritables Loups-Garous en quittant sa forêt pour s'occuper de l'orphelinat dont elle deviendrait directrice, elle s'imaginera les loups : comme un Minaloo sans feuilles avec un museau pointu.

fiche
Nom : Orlowe
Prénom : Isaé
Sexe : Non binaire (physiquement homme)
Age : 156 ans
Anniversaire : 29 février (Poissons)
Race : Marid (Djinn des océans)
Couleur de la peau : une peau sable et Corail
Référence mais avec plus de contraste
Morphologie : Ectomorphe et élancé
Taille : 1m92
Poids : 69 kg
Couleur des yeux : Doré
Forme des yeux :
Couleur des cheveux : blond avec quelques mèches / reflets blancs
Coupe de cheveux :référence
Particularité physiques (tâche de rousseurs, cicatrice, blessures autre etc.) : piercings multiples aux oreilles, Tatouages, piercing à la langue![]()
![]()
Métier : Quelque chose qui se rapproche des courtisanes ou travailleurs de la nuit
Famille : Pour ce qui est de sa famille, Isaé a 5 soeurs (des courtisanes et des danseuses). Iel est lae deuxième de la fratrie. Iel s'entend très bien avec son aînée et n'a que peu de contact avec ses 4 autres sœurs.
Leurs parents sont décédés depuis longtemps, et iel ne s'entendait pas avec eux de toute façon.
Iel n'a personne dans sa vie. C'est un.e solitaire qui vit de plaisirs, d'aventures et d'expériences.
Couleurs préférés : Couleur des yeux du/de la protagoniste
Magie : Isaé a des capacités communes aux autres marids telles que la télépathie, une grande force et la manipulation de l'eau. Mais, là où iel excelle, c'est dans l'altération de la réalité. Iel est particulièrement doué.e pour créer des mirages attrayants aux yeux des êtres dépourvus de magie.
Qualités : Taquin, sait écouter les gens, Séducteur/trice, perspicace
Défauts : Manipulateur, personne vaniteuse, se met en colère assez rapidement, égoïste
Style vestimentaire : Beaucoup de voiles et de bijoux.
Idées de visuels : Visuel 1 Visuel 2 Visuel 3 et Visuel 4
Familier : Verdheleon
Base
Encore merci à Sarahloubard pour une ref physique ici
Visuel par les gardien.nes
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ZuzoHyo
Playlist
Par Sarahloubard
Souvenirs
Par Khidra
Le Souvenir des Profondeurs
Isaé avait huit ans lorsque ce souvenir s’était gravé dans sa mémoire avec une précision étrange. À cette époque, iel vivait encore auprès de ses parents et de ses quatre sœurs, dans une demeure construite à la frontière entre les eaux profondes et les récifs de corail. Iel passait des heures à explorer les alentours, toujours à la recherche d’un endroit nouveau où personne ne viendrait lui demander de rentrer. Un soir, alors que le soleil disparaissait derrière l’horizon, Isaé s’était éloigné·e plus que d’habitude. Iel avait découvert une petite grotte sous-marine dont l’entrée était dissimulée derrière d’immenses algues. À l’intérieur, les parois étaient couvertes de minuscules créatures lumineuses qui éclairaient l’eau comme des milliers d’étoiles. Isaé était resté·e immobile, émerveillé·e. Pour la première fois, iel avait essayé de manipuler l’eau sans l’aide de personne. Une petite sphère s’était formée entre ses mains, tournoyant doucement autour de ses doigts. Isaé avait ri avant de la faire grossir. Mais, emporté·e par son enthousiasme, iel avait perdu le contrôle. La sphère avait brusquement explosé. Une vague avait traversé la grotte et projeté Isaé contre la paroi. Sous le choc, iel s’était retrouvé·e désorienté·e, incapable de retrouver le chemin de la sortie. La peur avait rapidement remplacé la curiosité. C’est alors qu’une voix avait résonné dans son esprit.
« Ne bouge pas. Je vais te retrouver. »
C’était sa sœur aînée. Grâce à leur lien télépathique, elle avait senti la détresse d’Isaé et était venue à sa recherche. Lorsqu’elle l’avait enfin retrouvé·e, Isaé s’était accroché·e à elle sans dire un mot. Sur le chemin du retour, pourtant, son aînée ne l’avait pas grondé·e. Elle lui avait simplement demandé ce qu’iel avait ressenti au moment où l’eau lui avait échappé. Isaé avait réfléchi longuement avant de répondre :
- J’ai eu peur… mais j’ai aussi trouvé ça magnifique.
Sa sœur avait souri.
- Alors tu devras apprendre à contrôler ce que tu trouves magnifique.
Des années plus tard, Isaé se souvenait encore de cette phrase. Ce fut probablement la première fois qu’iel comprit que sa magie pouvait être aussi fascinante que dangereuse. Ce souvenir resta l’un des rares moments heureux qu’iel conserva de son enfance. Après la disparition de ses parents et l’éloignement progressif de ses sœurs, cette petite grotte devint, dans ses souvenirs, un refuge. Un endroit où, pendant quelques instants, Isaé n’avait été ni solitaire, ni différent·e, ni incompris·e.
Simplement un enfant émerveillé par l’océan.Par ZuzoHyo
Spoiler (Cliquez pour afficher)
Assis.e sur une bûche près du petit feu qu’ils avaient créé, Isaé remua nonchalamment sa brochette de légumes au dessus des flammes, les regardant danser faiblement. Un sourire presque moqueur fendit ses lèvres. Un souvenir lui était revenu.
“Tu sais…” commença-t-iel “je crois que je t’ai dit qu’on s’entend pas très bien avec mes soeurs. Mais bon, quand on était des gambins il fallait bien se supporter”
Isaé n’était pas bien sûr.e du pourquoi, mais son envie de raconter cette anecdote avait pris le dessus sur le reste de ses pensées. La nostalgie peut-être. Ou bien la brise amenant doucement les picotements des flammes sur ses joues. Iel poursuivi.
“Bref. On jouait parfois à cache-cache près des récifs quand c’était calme là haut. Il fallait bien faire passer le temps quand on ne terrorisait pas les autres. Cette fois là, je m’étais caché.e près dans un tube sous les coraux. J’avais tiré le sable vers moi et ajouté quelques coquillages près de l’entrée. Le temps passait tellement lentement! J’ai fini par m’ennuyer, et j’avais trop faim. Comme je ne sentais personne arriver, je suis sorti.e.”
Isaé s’était légèrement tendu.e. La suite de ce souvenir ne l’enchantait pas vraiment, mais il était trop tard pour faire machine arrière. D’un autre côté, c’était une personne bien trop fière pour se mettre dans une situation embarrassante. La créature marine fronça légèrement les sourcils avant de reprendre un air qui se voulait plus décontracté et repris.
“Et là, sur qui je tombe pas? L’une de mes soeurs! Elle ne m’avait pas vu et le moment était bien trop beau pour passer à côté d’une bonne blague. Je me suis approché.e doucement, touuut doucement…” Les mains en crochet devant son visage au sourire espiègle, Isaé contait son souvenir comme à un groupe de jeunes enfants. “BOUH! Je lui ai tellement fait peur qu’elle s’est précipitée vers les coraux. Les coquillages que j’avais bougé pour ma cachette se sont emmelés dans ses cheveux. La pauvre, elle a dû attendre la nuit pour remonter à la surface et se sécher les cheveux pour pouvoir brûler les morceaux qui n’avaient pas voulu partir…”
Isaé avait menti. Ce ne sont pas les cheveux de sa soeur qui avaient été brûlés ce jour là. C’était les siens. Un jour, iel dirait la vérité. Mais pour l’instant, cette version moins honteuse lui convenait.

Fiche
Nom : Sinwë
Prénom : Mahdi
Sexe : Homme
Age : 27 ans
Anniversaire : 24 octobre (Scorpion)
Race : Un brownie avec des caractéristiques de lapin
Couleur de la peau :
Avec du vitiligo[/url]
Morphologie : un corps carré et musclé et un petit ventre
Taille : 1m79
Poids : 91 kg
Couleur des yeux : yeux blancs (il est aveugle), mais beaucoup de capacités pour combler sa cécité !
Forme des yeux :
Couleur des cheveux : Gris taupe
Coupe de cheveux :référence
Particularité physiques (tâche de rousseurs, cicatrice, blessures autre etc.) : petite cicatrice sous l’œil droit, des tâches de rousseur sur le nez. Peut-être dans des tons gris / blanc pour aller avec sa peau
Métier : Agriculteur
Famille : Mahdi a un jumeau avec qui il s'entend à merveilles.
Son frère est marié et a 3 enfants. Mahdi est un tonton comblé. Il s'entend à merveilles avec toute la "petite" famille.
Couleurs préférés : Il n'a pas de couleurs préférées, il les aime toutes. (et il est aveugle donc...
Magie : Mahdi a un odorat hors du commun, un odorat "magique" qui s'est encore davantage développé par sa cécité et son travail dans la nature.
Grâce à cette faculté, il peut sentir le plus petit changement d'odeur et ainsi comprendre la moindre variation corporelle chez quelqu'un (transpiration différente selon la peur, l'excitation, etc) et deviner si quelqu'un lui ment, quel parfum porte cette personne, à quel endroit elle se trouvait si c'est un endroit dont il connait l'odeur, ou si elle cache quelque chose dans ses poches, par exemple. Cela lui permet également de reconnaître lorsque un animal ou un fae est malade, parfois même avant que la personne s'en rende compte elle-même.
Lorsqu'il utilise son pouvoir, il doit parfois inspirer très fort pour capturer un maximum de détails, ce qui donne l'impression à ceux qui ne connaissent pas son pouvoir qu'il est souvent enrhumé.
Qualités : Introverti, Travailleur, Bienveillant.
Défauts : Manque de confiance en soi, un peu maladroit, Réservé, Têtu
Style vestimentaire:
Visuel 1 Visuel 2 Visuel 3
Familier : Yakadlle![]()
Base
Et comme d'hab merci à Sarahloubard pour la base.
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ZuzoHyo
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Par ZuzoHyo
Souvenirs
Par Shimy54
Un ronronnement ?
La nuit était déjà tombé depuis quelques temps sur le village. Cette nuit-là, le calme régnait sur les environs si ce n'était pour les pas d'un certain Brownie lapin et de son Yakadlle. La main du Brownie restait posée légèrement sur la fourrure de son familier lui servait de guide sur le sentier de terre battue irrégulière qu'il sentait sous ses pieds.
L'heure de la journée - ou de la nuit - importait peu pour lui à qui aucune lumière ne pouvait éclairer la vision. Et même s'il avait appris à se repérer au fil du temps sur les chemins familiers, l'aide de son fidèle familier n'était jamais quelque chose qu'il refusait lorsqu'il passait sur des sentiers plus irréguliers.
En approchant du village, il ne sentait autour de lui que l'air vivifiant d'une nouvelle soirée un peu plus fraîche que la précédente. L'automne approchait de plus en plus. Il ne le voyait pas, bien sûr, mais il avait entendu les discussions sur les feuilles qui commençaient à rougir sur les arbres autour, et la baisse des températures coïncidant lui faisait penser à cela plus qu'à une simple variation de quelques jours comme il y en avait en toute saison.
C'est en approchant de la maison qu'il occupait avec son jumeau et sa petite famille que le Brownie commença à être légèrement confus en entendant... Un son lui faisant penser à un ronronnement ? Un petit claquement ? Il ne parvenait pas trop à en identifier totalement l'origine.
Lorsqu'il passa le pas de porte, en saluant son jumeau, celui-ci lui annonça que sa femme était dans la chambre avec les 3 petits. Lorsque Maadhi lui demanda si lui aussi entendait ce petit claquement - et s'il en connaissait l'origine - il eût la surprise d'entendre soudainement son frère rire. Cela ne le rendit que plus perplexe encore. Qui avait-il de si drôle dans sa question ?
"- C'est rien, les petits sont juste content que leur mère leur lise une histoire !
- Quel rapport avec le claquement ?"
La réponse de son jumeau ne faisait que rendre plus perplexe encore Maahdi, qui s'efforçait pourtant de trouver une explication logique aux paroles de son frère.
"- On le faisait aussi petits mais tu ne t'en souviens plus. Ils claquent des dents quand ils sont content."
Librement inspiré du fait que, apparemment, les lapins produisent un léger claquement de dent appelé "ronronnement" quand ils sont heureux.Tuto : choisir (approximativement) les couleurs de ses habits pour un aveugle
Avec l’été qui était là désormais et les chaleurs qui grimpaient, Maahdi avait fini par remarquer quelque chose de particulier. Parfois, il avait l’impression de ne pas ressentir de la même façon la chaleur en portant des vêtements différents… Pas juste à cause du tissu ou de l’épaisseur - parfois similaires - mais aussi pour quelque chose d’autre. Il se réchauffait plus ou moins vite, sans trop en identifier la cause.
Alors, un jour, il avait décidé de finalement venir demander à son frère s’il en connaissait la raison. Après tout, il était aveugle alors peut-être y avait-il parfois de légers nuages qu’il ne sentait pas et qui faisait qu’il se réchauffait moins vite ? Ou d’autres choses dans le genre qui échappaient à sa perception mais pas à celles des autres qui avaient leurs yeux pour voir là où lui ne voyaient qu’à travers le toucher, le goût et l’odorat ?
La réponse de son frère le surprit un peu quand il lui apprit que certaines couleurs semblaient chauffer plus vite ? Y avait-il un quelconque ingrédient magique dans les colorants utilisés sur les textiles qui faisaient se réchauffer plus ou moins vite les différentes couleurs ? Il n’en avait aucune idée, pas plus que son frère qui savait simplement cela car on le lui avait dit et qu’il l’avait lui-même expérimenté par la suite avec des habits noirs, verts, jaunes, et ainsi de suite avec une bonne dizaine de couleurs différentes.
Alors, étant arrivé avec son frère à la conclusion que les couleurs les plus sombres semblaient être plus “chauffantes” que les couleurs clairs, Maahdi avait acquis une nouvelle technique de son invention pour savoir - à peu près - de quels couleurs étaient les vêtements qu’il prenait dans son armoire lorsqu’il avait des doutes.
Il les étendait sur le rebord de sa fenêtre, là où les rayons de soleil pouvaient les atteindre, et il attendait ainsi quelques minutes avant de voir lesquels étaient les plus chauds, en déduisant alors de quelles couleurs ils pouvaient être…
Depuis, les habitants du village le voient souvent se balader avec des habits qu’il dit être “chauffants” ou “peu chauffants” avec des mélanges de couleurs incongrus.Par Adhysia
« Toi tu vois une différence, moi je vois un beau soleil. »
Le souvenir est quelque peu flou, mais c’était l’été. Un après-midi d’été agréable, où la lumière du soleil caressait les fleurs du jardin, sans pour autant étouffer, grâce à une légère brise. C’était un jour libre pour le petit Mahdi. Il n’y avait pas de cours à la bibliothèque aujourd’hui. Et pourtant, ces jours-là étaient source d’ennui pour lui.
Souvent mis de côté pour ce que les autres jugeaient être des « différences », il avait pris l’habitude de s’isoler. C’est dans un de ses endroits préférés, une cabane amochée sous un arbre fruitier, qu’il passait ses jours de repos. Bien qu’il vît encore à ce moment-là, sa vue déclinait.
Ça ne l’empêchait pas de dessiner, à sa façon. Malgré que les couleurs semblaient s’éteindre petit à petit, il aimait plus que tout jouer avec celles-ci.
— Tu ne viens pas jouer dehors ?
Dans un sursaut, Mahdi aperçut une jeune fille brune, brownie, tout comme lui, à peine plus âgée, de grands yeux bleus écarquillés, sur le pas de la porte. Il répondit en secouant la tête.
— Je peux rester avec toi ?
Peu loquace, il haussa les épaules. La petite s’avança maladroitement, peinant à se frayer un chemin parmi les livres et les bibelots, avant de finalement s’asseoir face à lui.
— Moi aussi les autres m’agacent parfois. Ils se moquent de mes oreilles, mais ils n’ont pas vu les leurs ! C’est pour ça que tu t’isoles ?
Mahdi observa longuement la jeune fille, avant de finalement désigner les taches nacrées de vitiligo qui ornaient partiellement son corps.
— Tu sais, mon père me dit souvent que ceux qui nous pointent du doigt sont seulement jaloux d’être banals... Moi, je les pense juste idiots.
Machinalement, la petite prit un des pinceaux étalés au sol, avant de le tremper dans le jaune doré de la palette. Elle le dirigea en direction d’une des marques qui habitaient le front de Mahdi, qui eut un léger recul, avant d’en dessiner délicatement le contour et d’y ajouter quelques lignes.
— Toi tu vois une différence, moi je vois un beau soleil.
Mahdi aperçut son reflet dans un chandelier argenté qu’il avait apporté, et sourit.
— Je m’appelle Mahdi, lança-t-il timidement.
— Et moi Yra.Partie 2 - « Un bisou sur son Soleil préféré. »
À partir de cette rencontre dans sa cabane « secrète », Yra et Mahdi étaient devenus inséparables.
Ils passaient leur temps libre ensemble, se réfugiaient dans ce même lieu quand les autres enfants cherchaient à les ennuyer. Mahdi était devenu la toile d’Yra. Elle aimait dessiner sur sa peau, suivre le contour des taches qui la parsemaient. Parfois, c’étaient des soleils, d’autres jours des nuages ou formes abstraites aux multiples couleurs. Quant à Mahdi, il continuait de dessiner, mais souvent pour Yra. Il lui offrait régulièrement un dessin, ne manquant pas de rougir à chaque fois qu’elle le remerciait d’un bisou sur le front, « un bisou sur son soleil préféré » comme elle aimait le dire. Mais au fil des dessins, elle voyait bien que les traits de Mahdi devenaient moins assurés, qu’il n’utilisait plus les mêmes couleurs. À l’entrée de la préadolescence, l’acuité visuelle de Mahdi était désormais très réduite. Bien qu’il en parlât peu, Yra distinguait son mal-être. Au point où un jour, elle le surprit à crayonner, sans couleur, le visage peiné, muré dans le silence. Cette fois-ci, elle ne chercha pas à peindre sa peau. Elle s’assit face à Mahdi. Surpris, il releva doucement la tête, son regard peinant à rencontrer celui de son amie.
— Ferme les yeux.
Perplexe, Mahdi s’exécuta finalement dans un haussement d’épaules. « Pour ce que ça change… » murmura-t-il pour lui-même. Yra attrapa un sac plein de babioles en tout genre, que Mahdi ramenait tous les jours de sa chambre. Elle tendit un premier objet contre ses mains.
— Essaye de deviner ce que c’est, sans ouvrir les yeux.
Au bout de quelques secondes à peine, Mahdi répondit.
— C’est mon chandelier.
— Exact. Et ça ? ajouta-t-elle en lui posant un nouvel objet.
Mahdi sourit.
— Une montre que j’ai piquée à mon père.
— C’est ça, il va sûrement te passer un savon, mais c’est ça.
Yra continua, décrochant petit à petit un sourire sincère de Mahdi qui réalisait qu’il reconnaissait rapidement ce qui l’entourait, ajoutant même parfois des précisions que lui indiquaient certaines odeurs. Yra l’entraîna à l’entrée de la cabane.
— Garde les yeux fermés. Concentre-toi sur ce qui t’entoure.
Il s’exécuta derechef. Il sentait l’odeur du bois humide de la cabane. Le souffle du vent sur sa peau, les feuilles dansant au gré de celui-ci. Le chant des oiseaux dans l’arbre fruitier sous lequel ils se trouvaient. Le jappement des écureuils. En prenant une grande inspiration, il pouvait également sentir l’odeur que dégageait la reine-des-prés, ces petites fleurs blanches avec lesquelles il avait déjà réalisé un bouquet pour Yra. Cette dernière lui prit la main au même moment, avant de poser la paume de Mahdi contre sa joue, avant de parcourir son visage. Il avait supposé qu’elle eût peut-être peur qu’il l’oublie. Qu’il oublie son regard bleu, qui lui rappelait les hortensias du jardin de sa mamie. Ses pommettes roses. Ses fossettes. Ses boucles chocolats qui lui tombaient sur les épaules.
Mais la vérité, c’est qu’il connaissait déjà son visage par cœur.
Sans qu’il s’y attende, Yra déposa un bisou, cette fois-ci très près de sa bouche. Mahdi sentit le rouge lui monter aux joues, avant d’ouvrir les yeux. Il avait beau ne plus la distinguer autant qu’avant, il était certain que ses joues à elle aussi avaient rosies. Il lui répondit finalement d’un sourire timide, le visage rouge pivoine, déclenchant le rire mélodieux de cette dernière.
— Aller vient, lui lança-t-elle la main tendue. Il faut que tu continues de redécouvrir le monde.À l'ombre du papayer
C’était une journée aussi banale que les autres pour Mahdi.
Bien qu’il ne pût désormais plus le voir s’en aller, Mahdi sentait sa peau se rafraîchir, au fur et à mesure que le soleil se couchait. Mais cela ne l’empêchait pas de continuer de s’occuper de son champ et de ses plantations, même à la tombée de la nuit. Il en connaissait chaque recoin, chaque chemin. Il savait exactement où se situait chaque variété de plante, de légume, de fruit. Il pouvait également déceler leur état, ce dont chaque plante avait besoin, à la fois grâce au toucher mais aussi à une sorte d’odorat, qu’il avait fini par développer au fur et à mesure que sa vue déclinait. Au point même où ses amis, ayant peu la main verte, lui confiaient leurs plantes « mourantes », étant sûrs que Mahdi avait de meilleures capacités pour les raviver.
Tandis qu’il arrivait à l’un de ses papayers, pour ramasser quelques payagas sucrés, il s’arrêta net. Quelque chose – ou quelqu’un – l’observait. Il inspira un peu plus fort. Un animal. Il pouvait déceler une sorte de crainte. Et en même temps de la solitude, comme si l’être en question se sentait… perdu. Il était perdu. Perdu et effrayé. Intrigué, Mahdi avança dans la direction que ses sens semblaient lui indiquer. Petit à petit, grâce à son odorat aiguisé, il sentait que la présence en question était assez petite. Afin de paraître moins « menaçant », Mahdi se mit accroupi, avant de finalement tendre la main doucement.
— N’aie pas peur. Je ne te ferai aucun mal.
Aucun mouvement en guise de réponse. Il retente.
— Je m’appelle Mahdi. Je cultive pas mal de fruits, notamment pour tes copains. Tu en veux un ?
Quelques pas s’avancèrent finalement, et un museau se frotta à la paume de Mahdi. Sa main se posa doucement sur la tête de l’animal, qui eut un bref mouvement de recul, avant de finalement se laisser faire.
— Tu es perdu ?
Il n’eut qu’un gémissement en guise de réponse, avant que l’animal ne se lova contre lui. Il semblait encore si petit. Il pouvait entendre son cœur, qui commençait doucement à se calmer, au fur et à mesure des caresses. En balayant sa tête de sa paume, Mahdi toucha l’une des cornes de l’animal. Il reteint sa surprise pour ne pas l’effrayer, mais grâce à la forme particulière de sa corne, semblable à celle d’un chandelier, il avait pu reconnaître qu’il s’agissait d’un Yakadlle. Au vu de sa taille, il s’agissait d’un bébé. Et au vu de ses origines, il était complètement égaré. Mahdi le prit dans ses bras.
— Je vais te donner à manger. Demain nous irons voir une amie qui s’y connaît bien en familiers. On t’aidera à retrouver les tiens.
Il lui lécha la joue, sous le rire de Mahdi, qui prit cela pour un remerciement.
Mais le Yakadlle savait qu’il venait de trouver sa nouvelle maison.Par ZuzoHyo
L'ombre du vent
Mahdi baillait devant son infusion. Il prenait rarement des jours de repos mais la terre du champ venait d’être cultivée et devait se reposer avant d’être bourrée et recevoir de nouvelles graines. Même en repos et malgré la fatigue, le brownie aimait se lever tôt pour profiter de la pénombre avant le lever du Soleil. La transition était douce, lui permettant de moins souffrir de la luminosité de la journée. Ou plutôt, de sa sensation. Bien qu’aveugle, Mahdi était sensible à son environnement et l’effet de la lumière et sa chaleur sur sa rétine pouvait être désagréable.
Il s’était assis sur une bûche à l’extérieur de la petite demeure en sirotant son breuvage, savourant la brise matinale sur son visage. La journée allait être chaude, il le sentait. Chaude, et sèche. Souhaitant profiter de sa journée, l’homme lapin se leva de sa bûche, refit du thé qu’il versa dans une gourde et pris quelques vivres ainsi qu’un chapeau de paille avant de sortir de nouveau. Il ramassa une petite statuette dans l’un des cageots au sol qu’il déposa doucement sur le rebord du porche. C’était sa façon d’indiquer aux personnes qui le chercheraient qu’il était de sortie.
Son petit rituel terminé, il attrapa son bâton de marche, huma l’air puis se mis à marcher d’un pas tranquille vers le bois au pied de la vallée. Il profitait de la fraîche odeur des dernières gouttes de rosée sur l’herbe à ses pieds, du bruit des oiseaux qui réveillaient gaiement la forêt et les champs, et de ce qu’il prévoyait être les derniers mouvements du vent avant de s’évanouir sous la chaleur à venir de la journée.
Mahdi arriva à l’oré du bois un peu avant le déjeuner. Il renifla de nouveau. Aucune odeur dangereuse ne lui parvenait, ce qui était bon signe. Un autre reniflement. Cette fois-ci, le brownie cherchait une odeur particulière. Celle de l’eau. Du ruisseau qui courait au coeur de ce bois et le gardait frais et humide tout au long de l’été. Il suivit cette odeur et finit par arriver près d’une toute petite clairière ombragée. Il s’y installa, pris une gorgée de son thé encore tiède et mangea un morceau pour apaiser les grognements de son ventre.
Bien blotti contre un large tronc, le brownie ferma les yeux avec un sourire. Le temps était parfait ici dans le bois près du cours d’eau. Une petite sieste… pourquoi pas, après tout. Ses pensées dérivèrent, petit à petit, et Mahdi s'endormit sans même s’en rendre compte. Il se mit à rêver. Dans son rêve, il était dans cette même clairière, ce même bois, cette même vallée. Mais l’espace qu’il percevait lui semblait plus large, et hors du temps. Un large battement d’ailes s’était fait entendre. Mais pas celui d’un oiseau. Le son était plus sourd. Plus comme… un papillon. Un papillon géant qui aurait été à l’origine de la brise qui parcourait ses joues.
Attends, pas trop fort! Ca va me faire éternuer!
“Atchoom!”
Mahdi se réveilla en sursaut, surpris par son propre éternuement. Il aurait juré avoir senti quelque chose lui chatouiller les narines. Revenant petit à petit à ses esprits, Mahdi jugea qu’il devait être la fin de l’après-midi. Il écouta les sons en tentant de sentir les ondes plus intensément. Il en était certain, quelque chose était là, et celle-ci lui avait chatouillé le nez. Un bruit d’ailes. Comme dans son rêve, mais moins fort, moins puissant. Non… pas un. Plusieurs! Il les entendait. Il les percevait. Des dizaines de papillons étaient venus profiter de la fin de journée dans la petite clairière du bois. Celle où il avait décider de se réfugier. Celle-là même où il s’était assoupi.
Décidément, cette journée de repos inopinée en avait valu la peine. Et ça, il s’en souviendrait longtemps.Par Khidra
Le parfum des moissons
Mahdi avait toujours été un enfant un peu différent des autres. Né parmi les Brownies, avec des caractéristiques de lapin, il avait grandi avec une peau marquée par le vitiligo et des cheveux gris taupe qui encadraient son visage. Mais ce qui le distinguait surtout était son regard blanc : Mahdi était aveugle depuis son enfance. Là où les autres enfants découvraient le monde avec leurs yeux, lui l’apprenait grâce aux sons, aux odeurs et au contact de ses mains.
Il se souvenait particulièrement d’un été, alors qu’il devait avoir une dizaine d’années. Son père l’avait emmené travailler dans les champs pour la première fois. Mahdi avait toujours aimé la nature, mais ce jour-là, il avait découvert qu’elle pouvait lui parler d’une manière que personne d’autre ne semblait comprendre. Au milieu des cultures, une brise chaude avait fait danser les épis. Mahdi s’était arrêté et avait inspiré profondément. Son odorat exceptionnel lui permettait de distinguer la terre humide, les plantes écrasées sous les pas et même les traces laissées par les petits animaux. Il avait alors remarqué quelque chose d’étrange : une odeur inhabituelle se mêlait aux parfums familiers du champ. Intrigué, il avait suivi cette piste. Quelques mètres plus loin, il avait découvert un petit animal blessé, caché entre les herbes. Son père avait été impressionné par la précision avec laquelle son fils avait réussi à le retrouver sans jamais l’avoir vu.
Ce jour-là, Mahdi avait compris que sa cécité ne l’empêcherait pas de trouver sa place dans le monde. Au contraire, son odorat hors du commun deviendrait une véritable force. Il pouvait percevoir les plus petites variations d’odeur, reconnaître une maladie chez un animal et même savoir lorsqu’une personne lui mentait grâce aux changements subtils de son parfum. Son frère jumeau, qui l’accompagnait souvent dans ses aventures, était son plus grand complice. Ensemble, ils exploraient les champs, se lançaient des défis et riaient de leurs petites maladresses. Mahdi conserva ce souvenir toute sa vie. C’est peut-être ce jour-là qu’était née sa vocation d’agriculteur : en écoutant la nature autrement, il avait découvert qu’elle pouvait devenir son chemin.

Fiche
Nom : Carwyn
Prénom : Skylar
Sexe : Homme
Age : 23-24 ans
Anniversaire : 1er janvier (Capricorne)
Race : Lorialet
Couleur de la peau : très pâle, presque blanche
Morphologie : svelte et gracieux
Taille : 1m90
Poids : 102 kg
Couleur des yeux : gris pâle avec des sortes de scintillement etoilés MAIS quand il utilise ses pouvoirs ils deviennent lumineux
Forme des yeux :
Couleur des cheveux : blond presque blanc nacré
Coupe de cheveux :
Particularité physiques (tâche de rousseurs, cicatrice, blessures autre etc.) : des sorte de "cicatrices" en forme de croissant de lune a l'intérieur des poignets. Ce serait surtout que sa peau y serait plus fine.
De même que ses yeux, la concentration de maana se voit plus a cet endroit lorsqu utilisé et devient plus lumineuse +
Une aura lumineuse qui est beaucoup plus visible une fois ses pouvoirs activés
Métier : Astronome et artiste peintre à ses heures perdues.
Famille : Malheureusement, il a perdu ses parents à causes des persécutions humaines. Il a deux petites sœurs, des jumelles, dont il est très proches. Il a déjà eu des relations amoureuses (homme et femme) mais jamais quelques choses de vraiment fort.
Couleurs préférées : Blanc et bleu nuit
Magie : Étant un enfant de la Lune, il a un bon sens de l'orientation... Grâce à sa magie!
Il peut sentir et faire apparaitre les traces de maanas passées pour retracer un chemin et arriver à destination sans difficulté.
Cela l'aide beaucoup lorsqu'il se perd en forêt pour peindre une jolie rivière.
Qualités : Personne posée, de bons conseils, curieux
Défauts : Distrait, mélancolique, Indécis, tête dans la Lune.
Style vestimentaire : Notre Lorialet cendré nacré porte des vêtements un peu "victoriens" avec des manches extravagantes et des capes courtes étoilées !
Familier : Galorze
Base
Merci toujours à Sarahloubard pour la base.
Visuel par les gardien.nes
Storms29
Celsiuss
ZuzoHyo
Playlist
Par Shokolys
Par Daraen
Souvenirs
Par Aimyyy
Un séance de jeu au sabot
Skylar était assis sur le rebord d'un vieux muret de pierre, les jambes se balançant doucement dans le vide. Depuis son perchoir, il observait avec fascination le monde qui s'étendait bien en dessous de lui. À cette heure de la soirée, les premières lumières commençaient à apparaître dans les villages bordant le chateau, dessinant de petits points dorés au milieu de l'immensité du paysage. Vu d'ici, les habitations ressemblaient à de minuscules étoiles tombées sur la terre, et le jeune enfant trouvait ce spectacle absolument merveilleux. Âgé de seulement quatre printemps, Skylar possédait cette curiosité insatiable propre aux enfants de son âge. Tout l'émerveillait. Les habitants des terres agricoles, leurs coutumes, leurs vêtements colorés, les animaux qui les accompagnaient. Il passait parfois des heures à les observer de loin, imaginant leur quotidien et les aventures qu'ils pouvaient vivre. Le petit garçon poussa un léger soupir en laissant reposer son menton dans le creux de ses mains. Il aurait tant aimé pouvoir descendre de son royaume perché dans les hauteurs encerclé par de grandes murailles de pierre pour rencontrer ces personnes dont il entendait tant parler. Son peuple lui répétait pourtant qu'il était encore trop jeune pour entreprendre un tel voyage. Alors il se contentait d'observer, laissant son imagination combler les réponses aux nombreuses questions qui tournaient dans sa tête.
Un hennissement joyeux vint soudain rompre le calme de la soirée.
Skylar releva vivement la tête, ses yeux d'un gris éclatant pétillant aussitôt d'excitation. Un petit troupeau de chevaux traversait tranquillement la prairie voisine. Leurs longues crinières dansaient au rythme du vent tandis que leurs sabots faisaient doucement vibrer le sol. Au milieu des adultes trottinait un jeune poulain, visiblement aussi joueur que le petit prince. Un large sourire illumina le visage de Skylar. Sans réfléchir davantage, il sauta de son muret et courut en direction du troupeau. Le poulain remarqua immédiatement sa présence et s'élança dans sa direction avant de repartir en bondissant, comme pour l'inviter à jouer. Les deux enfants, chacun à leur manière, passèrent de longues minutes à se poursuivre dans les hautes herbes, tournant autour des rochers, esquivant les buissons et éclatant de joie. Ni les différences d'espèces, ni l'absence de langage commun ne semblaient avoir la moindre importance. Leurs rires, les hennissements du poulain et le souffle du vent suffisaient largement à se comprendre.
Lorsque le soleil disparut complètement derrière l'horizon, Skylar ralentit enfin sa course. Essoufflé mais heureux, il caressa doucement le museau de son nouvel ami avant de le regarder rejoindre son troupeau. Le petit garçon resta quelques instants immobile, un sourire rêveur aux lèvres. Peut-être qu'un jour, il quitterait les hauteurs de son royaume pour découvrir, de ses propres yeux, toutes les merveilles que le monde en dehors de son chateau et de sa colline avait encore à lui offrir.Par Shimy54
Éclipse et mal de tête
Ce matin-là, Skylar s'était levé tranquillement. Il n'avait rien de particulier de prévu dans la journée, il pouvait simplement se reposer. La nuit dernière, il avait eu la compagnie d'un jeune Vampire pour partager sa couche... Et il devait avouer que cette première fois avec un Vampire avait été plutôt intéressante. Particulière, mais intéressante également.
Il s'était levé dans un lit vide, une petite note de son amant d'un soir pour le prévenir qu'il était parti travailler. Contrairement à lui aujourd'hui, Liath devait aller aider sa famille pour tenir l'échoppe de tissus qu'ils vendaient.
Lui, avait salué ses petites sœurs jumelles qui se préparaient pour aller à l'école du village, sentant déjà une légère migraine poindre dans sa tête. Étrange. Il allait devoir faire quelques courses finalement en voyant comment la nourriture avait baissé dans les placards après le passage des deux petites.
"Bon, on va devoir sortir tout à l'heure finalement."
Les mots avaient résonné dans le lien mental qui existait dans son esprit depuis maintenant quelques temps... Il avait adressé ses mots directement à son familier, un Galorze qu'il avait adopté il y a quelques mois. Et qui lui appris, étonnamment, que les Galorze avaient un pouvoir de télépathie.
Une trentaine de minutes plus tard, Skylar passa le pas de sa porte. Il était suivi d'un petit pégase au pelage constellé d'étoiles et marqué de constellations. Les Galorze étaient rares, mais aisément reconnaissables avec leur apparence si particulière.
Skylar avait toujours trouvé cela assez ironique de se retrouver avec un familier lié aux étoiles et aux constellations en étant... Un Lorialet, lié à la Lune donc...
Un sac à la main, avec quelques Maanas, il prit la direction du marché. Il passa d'abord saluer rapidement Liath - l'invitant au passage à repasser dans la soirée s'il voulait, même s'il n'était pas sûr de vouloir une nouvelle morsure vu sa migraine naissante - avant de s'excuser pour aller faire ses courses. Il finit rapidement ses emplettes, en profitant même pour acheter les biscuits que ses petites sœurs appréciaient tant, avant de prendre le chemin du retour vers sa maison, longeant la bordure du village.
En chemin, il remarqua que le temps semblait s'assombrir... Pourtant, le ciel n'était-il pas dégagé jusque-là ?
"Une éclipse."
La voix de son Galorze s'était élevé dans son esprit alors qu'il levait les yeux au ciel pour voir le Soleil se faire engloutir par un disque noir. Il écarquilla les yeux avant de porter sa main à sa tempe, sa migraine s'aggravant brusquement, comme un bourdonnement douloureux appuyant contre ses yeux derrière ses paupières.
Il baissa le regard en secouant la tête, comme pour essayer de chasser un sentiment douloureux dans son esprit qui ne trouvait pas d'explication. Quelques secondes passèrent alors qu'il pressait ses yeux fermés, avant de finalement relever son regard vers le disque noir qui avait englouti le soleil et s'était arrêté au centre, ne laissant qu'un mince cercle doré autour du disque noir.
Une éclipse solaire.
Il n'en avait jamais vu et était absolument... Attiré. Subjugué presque ? Que la Lune montre ainsi sa grandeur en pleine journée, plongeant dans la pénombre le village qui aurait dû être éclairé par la lumière du Soleil.
Il n'avait même pas remarqué mais, depuis qu'il avait relevé les yeux vers l'astre solaire masqué, sa migraine avait soudainement disparu. Comme si elle n'avait été là que pour annoncer la montée de la Lune avant qu'elle ne masque son homologue diurne dans le ciel.
Et ainsi, ce jour-là, Skylar pu profiter d'un spectacle aussi inoubliable qu'instructif... L'éclipse solaire était magnifique. Et elle causait des migraines à Skylar avant d'arriver à son apogée...Une rivière d'aventure !
Il es quelque chose en ce monde que Skyler a toujours adoré : dessiner ce qu'il voyait. Et ça, pour lui voulait autant dire dessiner des nuages aux formes amusantes dans le ciel que des familiers passant dans la forêt. Il adorait voir des groupes de Pimpel au loin, s'amusant à dessiner leurs fourrures rosées ou leurs bois recouverts de fleurs. Il voyait aussi des Digrine, ces petites biches bleutées, ou des familiers plus imposants comme des Bériflores.
Il a même quelques fois aperçu de loin des Warrifangs chassaient, ou un Black Gallytrot solitaire qui traversait les bois.
Ces dessins n'ont pas toujours été d'une qualité exceptionnelle, mais ils étaient appréciés pour une chose : l'amour qu'il y mettait. Skylar était un enfant curieux, avides de connaître le monde, de voir de nouvelles choses.
Il réclamait souvent à ses parents, avant, de l'emmener en forêt, disant même qu'il serait capable de s'y retrouver seul s'ils étaient trop occupés pour l'accompagner quand il voulait sortir.
Il n'était jamais allé seul dans la forêt. Pas qu'il n'en avait pas envie quand ses parents ne voulaient pas l'accompagner, mais aussi un peu parce qu'il était intimidé à l'idée de se retrouver seul dans ces bois... Surtout à la nuit tombée. Et puis, il n'avait jamais eu l'occasion de vraiment y aller seul avant en échappant à la surveillance de ses parents aussi.
Mais finalement, un jour, l'occasion se présenta et la forêt vit alors arriver un petit Lorialet curieux, au regardait à droite et à gauche, en haut et en bas, en griffant sur un petit carnet avec ses crayons de couleurs usés. Il était enthousiaste, voulait tout voir et tout dessiner pour s'en rappeler lorsque des souvenirs commenceraient à devenir flous puis à lui faire totalement défaut.
Il suivit la route d'une rivière en dessinant ce qu'il voyait. Des fleurs nouvelles, quelques familiers venant parfois courir dans les bois non loin ou se désaltérer à la rivière. Il aperçut même quelques Lapys venu de la mer non loin qui volaient au-dessus des arbres.
Tout absorbé qu'il était par la forêt et ses nouvelles découvertes, le petit Skylar s'épuisait bien plus vite que prévu, jusqu'à fatiguer tant qu'il vint s'assoir contre le tronc d'un arbre pour "se reposer les yeux un peu", comme il avait dit à la forêt.
La vérité est qu'il serait alors endormi à ce moment là, son canret ses crayons de couleurs toujours serrés contre lui dans ses petites mains d'enfants. Il n'était pas conscient qu'à son village tout le monde setait inquiété de sa disparition, il ne le comprit qu'en entendant des voix l'appelaient dans la forêt lors de la battue après le crépuscule.
S'il se fit gronder durement par ses parents, Skylar repense aujourd'hui à ce souvenir avec un léger sourire en coin et un air mélancolique dans le regard. Il a toujours ce petit carnet de notes où il avait dessiné ce qu'il voyait, et il le feuillette toujours parfois.
Pour raviver sa mémoire lui faisant défaut.Étude des familiers : Galorze, enfant de la galaxie
Il y a quelque chose d'absolument magique pour un astronome, c'est celui de pouvoir observer les constellations même en pleine journée. Hors, cela n'est jamais possible en raison du soleil qui masque les étoiles de sa lumière. Elles ne sont visibles que lorsque l'astre lumineux laissa sa place à son homologue nocturne, qui plonge alors dans une pénombre plus ou moins grande l'ensemble d'Eldarya, permettant l'observation des étoiles et autres constellations dans le ciel tournant au mauve foncé et autres nuances bleus tirant vers le noir.
Skylar est de ceux qui observant chaque soirée les etoles et les astres, quitte à négliger parfois son repos pour rester éveillée et voir ce qu'il appelle des "étoiles filantes" ou des "pluies d'étoiles" quand il y en a plusieurs qui se succèdent dans la nuit.
L'histoire de comment il trouva le Galorze qu'il possède maintenant n'est pas celle qui nous concerne aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut se concentrer plutôt sur ce que signifie avoir comme compagnon un Galorze, un "enfant de la galaxie" comme le surnomme le Lorialet cendré.
Il n'avait jamais étudié particulièrement les familiers, sauf quand il les prenait comme sujet pour l'une de ses peintures. Mais depuis qu'il avait été "adopté" par celui-ci, il ne pouvait s'empêcher d'être fasciné par l'étrange pégase qui l'accompagnait et le suivait maintenant toujours. Qui lui parlait par télépathie en plus !
Ce qui fascinait d'autant plus Skylar était les motifs de son pelage. Il n'avait pas mis longtemps à reconnaître ses motifs abstraits quand il avait vu le familier. Il s'agissait de constellations, des étoiles qu'il observait la nuit. Le lien télépathique qu'il avait avec le jeune Galorze lui était alors d'autant plus précieux qu'il lui permettait de faire une chose : discuter directement avec lui sans se préoccuper de la barrière de la langue.
Les esprits ne parlent qu'une seule et même langue après tout, comme lui avait appris le jeune familier.
Et ainsi, avait commencé plusieurs journées remplies d'observations détaillée du pelage de son familier, sans qu'il ne puisse s'empêcher de se demander si tout les Galorzes arboraient des parties du ciel nocturne sur leur fourrure. Mais les congénères de son familier étaient malheureusement trop rares pour qu'il puisse vérifier son hypothèse et même son familier ne pouvait dire où se trouver ses congénères.
Alors ainsi, Skylar compila en dans un petit carnet de notes tout ce qu'il pu apprendre grâce à son Galorze, vérifiant chaque nuit où il le pouvait grâce à un ciel dégagé, si ce qu'il avait vu dans la fourrure du familier était correct.
Ainsi, il pu compléter - et même corriger ! - son plan du ciel nocturne.
Et maintenant, il continua chaque matin à observer ave attention la fourrure du Galorze pour y déceler de potentiels changements en priant l'Oracle de pouvoir croiser un jour d'autres Galorzes pour vérifier sa théorie sur leur fourrure représentant le ciel nocturne...Questions d'un enfant
Skylar s'était, une nouvelle fois, baladée en forêt un peu trop loin par rapport à ce qu'il aurait dû faire. Il se souvenait encore que, à l'époque de ce souvenir, il n'avait qu'une dizaine d'années. Il n'était pas du genre à avoir beaucoup d'amis qui le suivaient dans ses divagations dans la forêt, s'était quelque chose qu'il faisait seul.
Mais cela ne le dérangeait pas. Ainsi, il pouvait apprécier la beauté de la nature, voir les familiers qu'il apprenait encore à connaître faire leur vie un peu partout dans la forêt. Ici et là, il pouvait voir une famille de Digrine broutant un peu d'herbe ici, quelques Dalafas diurnes et nocturnes qui échangeaient lors de l'aube ou du crépuscule, des Lapys volant ici et là entre les branches des arbres, venant de la mer non loin. Parfois même, il pouvait apercevoir des Seifaunns, se dressant majestueusement entre les arbres avant d'ouvrir leurs ailes plumées pour décoller.
Mais le jeune Lorialet s'intéressait à vrai dire plus aux familiers nocturnes que diurnes. Il aimait voir la vie de la forêt lorsque personne d'autre ne la voyait, lorsque la Lune qui l'appelait tant était haute dans le ciel. Puis la forêt était différente.
Plus calme et à la fois plus active.
Plus silencieuse mais à la fois regorgeant de bruits qu'il percevait en tendant l'oreille.
Bref. Pleins de toute une vie qu'il ne pouvait pas ignorer pour lui qui était si curieux.
Alors quand il était autorisé à sortir, il prenait toujours son carnet et ses crayons pour pouvoir être sûr que tout ce qu'il entende, perçoive et touche de nouveau puisse être consigner dans son carnet. Il en avait déjà rempli plusieurs ainsi, sans jamais pouvoir pleinement rassasier sa curiosité par rapport à ce qu'il apprenait et trouvait dans la forêt.
Lorsqu'il finissait ses sorties nocturnes, Skylar prenait ensuite toujours soin de bien rentrer directement en se servant de son pouvoir pour remonter sa piste, marchant littéralement sur ses propre pas pour revenir au village.
Il croisait rarement d'autres habitants toujours éveillé, parfois un garçon de sa classe qui lisait un livre à sa fenêtre et qui lui adressait un léger regard perplexe à chaque fois qu'il le voyait revenir de la forêt.
Ce soir-là, encore, le garçon était là lorsque Skylar rentrait. Il allait simplement passer la maison du petit pour se rendre à la sienne lorsque celui-ci l'interpella, pour lui poser une question."
"- Dis... Pourquoi tes yeux brillent quand tu es en forêt à chaque fois que tu rentres ?"
La question avait pris au dépourvu Skylar, qui balbutia un peu en lui demandant pourquoi il disait cela.
"- Eh ben ! Il brille ! Jamais quand tu pars mais toujours quand tu reviens !"
Et voici comment le jeune Lorialet avait appris une nouvelle chose sur son statut de Lorialet : ses yeux gris étoilés n'étaient pas simplement particuliers de par leurs couleurs particulières mais aussi par rapport au fait qu'ils devenaient lumineux lorsqu'il usait de sa magie...Khidra
Sous le regard de la Lune
Dès sa naissance, Skylar Carwyn sembla différent des autres enfants Lorialet. Sa peau, si pâle qu’elle paraissait presque blanche, captait la lumière de la Lune comme un miroir. Ses grands yeux gris, parsemés de minuscules scintillements étoilés, émerveillaient tous ceux qui les croisaient. Lorsqu’il riait, ses cheveux blond nacré dansaient autour de son visage délicat, lui donnant l’air d’un être tout droit descendu du ciel nocturne.
Son enfance fut pourtant loin d’être paisible. Né au sein d’une famille aimante, il grandit entouré de ses deux petites sœurs jumelles, auxquelles il était profondément attaché. Très tôt, il développa une fascination pour les étoiles. Chaque nuit, il s’installait dehors avec un vieux carnet, observant les constellations pendant des heures. Il rêvait déjà de devenir astronome, tout en dessinant les paysages argentés éclairés par la Lune. La magie de Skylar se révéla rapidement. Enfant de la Lune, il possédait un sens de l’orientation presque surnaturel. Il pouvait percevoir les traces de maanas laissées dans la nature et les faire apparaître sous forme de fines lueurs, retrouvant toujours son chemin. Lorsqu’il utilisait cette magie, ses yeux devenaient lumineux et une douce aura argentée enveloppait son corps. De fines cicatrices en forme de croissants de lune apparurent peu à peu à l’intérieur de ses poignets, là où le maanas semblait circuler avec le plus d’intensité.
Malheureusement, ce bonheur ne dura pas. Les persécutions menées contre les siens lui arrachèrent ses parents alors qu’il était encore jeune. Ce drame le rendit plus silencieux, plus rêveur encore. Malgré la douleur, il resta un grand frère protecteur pour ses deux sœurs, cachant ses peines derrière un sourire apaisant. Curieux, posé et toujours prêt à écouter les autres, Skylar passait de longues heures à peindre les rivières qu’il découvrait lorsqu’il se perdait volontairement en forêt. Distrait, mélancolique et souvent la tête dans la Lune, il trouvait pourtant dans les nuits étoilées une paix que personne ne pouvait lui enlever. Sans le savoir, ces années forgèrent le jeune Loriatel gracieux qui, un jour, ferait de la lumière lunaire son plus fidèle guide.















